Sur les traces de Jeanne Thil en Méditerranée

L’exposition « Peintures des lointains. Voyages de Jeanne Thil » présentée au Musée des beaux-arts de Calais du 15 juillet 2020 au 28 février 2021 est l’occasion de montrer pour la première fois au public une sélection d’œuvres de l’artiste d’origine calaisienne (1887 – 1968), à qui aucune exposition monographique n’a été consacrée depuis sa disparition.

En 2016, la ville de Calais a reçu en legs un ensemble exceptionnel de plus de 170 œuvres et documents représentatifs de toute la carrière de Jeanne Thil. Si l’artiste a peint des décors historiques pour sa ville natale et d’autres villes du Pas-de-Calais, elle est surtout connue pour ses toiles inspirées de ses voyages de part et d’autre de la Méditerranée, en Espagne, au Portugal, en Italie, en Grèce et surtout en Tunisie.

L’exposition se focalise sur la signification du voyage lointain chez une peintre française de la première moitié du XXe siècle. Vecteurs de nouveaux sujets d’inspirations, les voyages de Jeanne Thil en Méditerranée lui donnent accès à un répertoire élargi de motifs et de sujets, mais transforment également en profondeur sa manière de peindre, en termes de couleurs et de lumière.
Les toiles de Jeanne Thil rencontrent un grand succès en France dans l’entre-deux-guerres. Elles révèlent l’importance, à cette période, d’un art figuratif attaché à la représentation de sujets géographiquement éloignés. Cet art s’épanouit avec l’essor du tourisme outre-mer et la célébration d’un imaginaire exotique de l’Empire colonial français qui culmine lors de l’Exposition coloniale internationale à Paris en 1931.
Le parcours et l’œuvre de Jeanne Thil doivent être appréhendés dans ce cadre : l’artiste voyage en Tunisie, alors sous protectorat français, et répond à des commandes pour les compagnies de transport maritime ainsi que pour les expositions coloniales.

L’exposition se décline en six sections : voyages dans le temps ; vers la lumière du sud ; Jeanne Thil et la Tunisie ; le tourisme et les compagnies de transport maritime ; les grands décors célébrant l’Empire colonial ; Jeanne Thil et les femmes voyageuses de l’entre-deux-guerres. Le visiteur peut y découvrir une trentaine de peintures de l’artiste, une trentaine d’oeuvres graphiques ainsi que divers documents et objets.

Une donation exceptionnelle de Colette et Pierre Soulages au musée Soulages, Rodez

Un an après la création de l’Etablissement public de coopération culturelle « Musée Soulages », qui réunit l’Etat, la région Occitanie, Rodez Agglomération et le département de l’Aveyron, Pierre Soulages vient d’annoncer une nouvelle et importante donation au musée de Rodez, présidé par Alfred Pacquement et dirigé par Benoit Decron.

Selon les termes de la lettre de donation que Pierre Soulages vient d’adresser au préfet de région Etienne Guyot, le musée recevra cinq peintures sur toile marquant leur époque depuis 1949 jusqu’à la plus récente : « Peinture 390×130 cm, 17 mars 2019 », ainsi que 17 peintures sur papier. Leur est adjoint le vase réalisé par la Manufacture de Sèvres et présenté au musée dès ce mois de juillet, unique intervention du Maitre Soulages dans le champ de la céramique. 

Les cinq peintures sur toile sont toutes des œuvres de très grande importance et de très grand format : les quatre premières sont en dépôt au Musée Soulages de Rodez et la cinquième est à ce jour, inédite. C’est une des grandes peintures verticales de l’année 2019 (trois autres étaient présentées au Louvre). L’ensemble très important de rares peintures sur papier des années 1940-1950 est en dépôt au musée depuis 2014. C’est un ensemble extraordinaire qui complète parfaitement la donation précédente et qui fait du Musée Soulages le musée de référence pour cette période fondatrice.

En novembre 2019, Pierre Soulages disait  » Ce qui surprend beaucoup, c’est que dans ma centième année j’ai toujours du plaisir à peindre. (…) Peindre demande de la concentration, de la réflexion, des tentatives, et ensuite, peut-être, surgit une peinture. Ce genre de choses me convient toujours. Je vis comme cela et tant mieux puisque je suis encore en vie. »

Vaux le Vicomte en lumières

2020 au château : Fêtes et Fastes ! Du 17 octobre 2020 au 3 janvier 2021

Du 17 octobre au 1er novembre : tous les jours. Du 2 novembre au 18 décembre : du vendredi au dimanche. Du 19 décembre au 3 janvier : tous les jours sauf le 25 décembre et le 1er janvier. Sur Réservation uniquement

Pour la 15ème édition de «Vaux-le-Vicomte en lumières» et dès le 17 octobre cette année, le château se pare de milliers de décorations et lumières, plongeant le visiteur dans un univers magique… La fête et le faste seront à l’honneur pour ravir petits et grands enfants : les cours, les communs, le château et le jardin à la française se transforment en un monde merveilleux où illuminations et animations offrent la promesse d’une parenthèse enchantée pour toute la famille. Un mapping vidéo (projection monumentale) sur la façade du château achèvera chacune de ces journées féeriques !

Attachée de presse : Margot Spanneut
margot@observatoire.fr
+33 6 13 03 39 07
L margot-spanneut-363648153

Fernand Léger, la vie à bras-le-corps

Musée Soulages, Rodez
Du 11 juin au 7 novembre 2021


Le musée Soulages, après Pablo Picasso, Yves Klein, les Japonais de Gutai, Le Corbusier, Alexander Calder, se propose d’accueillir Fernand Léger dans la salle d’exposition en été 2021, du 11 juin au 7 novembre. L’exposition Fernand Léger, la vie à bras-le-corps propose un ensemble d’œuvres provenant du Centre Georges-Pompidou – musée national d’art moderne, du musée national Fernand Léger de Biot, du musée Matisse du Cateau-Cambresis nos interlocuteurs privilégiés, de musées tant français qu’européens, de galeries et de particuliers : musée de Grenoble, musée d’art moderne de la ville de Paris, le Lam de Villeneuve d’Ascq, le musée d’art moderne de Saint-Etienne…
L’idée est de développer un parcours cohérent dans le temps et l’espace sur les thèmes chers à Léger, la ville, le monde du travail, les loisirs. Nous privilégierons l’efficacité, le visuel, avec des peintures sur toile, des œuvres sur papier, gouaches fusains et encres de Chine, des documents et des films. Le musée Soulages s’est fait une réputation de croiser un discours de découverte et d’initiation sous la forme d’une rétrospective raisonnable, et de déployer une recherche de qualité, notamment par l’édition.

Attachée de presse : Aurélie Cadot
aureliecadot@observatoire.fr
+33 6 80 61 04 17
T @aurelie_cadot
L aureliecadot